Santé
Santé : alléger l’administratif sans jamais toucher au soin.
Plannings multi-sites, factures, commandes, questions pratiques des patients : ce qu’on automatise dans un groupe de centres, une clinique ou un réseau de pharmacies, et les règles qui l’encadrent.
Sommaire
Ce que l’administratif coûte à une structure de soins
Dans un centre de santé, une clinique ou une pharmacie, le temps rare est celui des soignants. Chaque heure passée par un praticien ou un pharmacien sur un planning, une facture ou une relance est une heure retirée au soin. Et dans une structure à plusieurs sites, ces tâches se multiplient : plannings des praticiens qui tournent entre les centres, remplacements de dernière minute, commandes de consommables, factures fournisseurs, questions des patients qui appellent pour connaître un horaire.
Ce sont précisément les tâches qu’on sait automatiser. Et ce sont les seules qu’on propose d’automatiser dans ce secteur.
Notre règle : l’administratif, pas le soin
Aucun système qu’on installe ne touche au diagnostic, à la prescription, au tri des patients ou à la décision médicale. Ce n’est pas de la prudence commerciale, c’est une frontière de conception. Le guide publié en février 2026 par la Haute Autorité de santé avec la CNIL distingue plusieurs rôles possibles pour un système d’IA, dont un rôle « substitutif, permettant par exemple de remplacer un professionnel en automatisant une tâche administrative sans valeur médicale ajoutée ». C’est exactement ce périmètre qu’on occupe, et lui seul.
On n’a pas encore de cas publié dans la santé. Ce qui suit décrit des systèmes qu’on sait construire, pas un client.
Ce qu’on peut installer
Les plannings multi-sites, contrôlés
Le planning reste fait par une personne. Le système le contrôle : un centre sans praticien un jour d’ouverture, une garde oubliée, des heures qui dépassent, un remplacement à trouver. Il prévient la bonne personne et propose les remplaçants disponibles, sans jamais modifier le planning lui-même.
Les factures et les commandes
Factures fournisseurs triées par site, comparées à l’historique, contrôle des changements de coordonnées bancaires avant paiement. Commandes de consommables préparées à partir des seuils de chaque site, validées par une personne. Pour une pharmacie, ce sont les mêmes briques, branchées sur ce que le logiciel d’officine laisse sortir.
Les questions pratiques des patients
Un agent répond par écrit aux questions qui saturent l’accueil : horaires, accès, documents à apporter, démarches administratives. Il ne répond à rien de médical et transmet tout ce qui sort de son périmètre. L’accueil récupère du temps pour les patients présents.
Le reporting d’activité par site
Un récapitulatif régulier, site par site, à partir des données d’activité que la direction a déjà : fréquentation, délais, absences. Sans donnée nominative de patient quand ce n’est pas nécessaire.
Les règles qui encadrent tout projet
L’hébergement des données de santé
Le référentiel de la CNIL pour les officines de pharmacie le dit sans détour : en cas d’externalisation de l’hébergement des données de santé, les prestataires doivent être « agréés ou certifiés pour l’hébergement, le stockage, la conservation de données de santé conformément aux dispositions de l’article L. 1111-8 » du code de la santé publique, la certification dite HDS. Le référentiel pour les cabinets médicaux et paramédicaux pose la même règle. L’Agence du numérique en santé publie la liste des hébergeurs certifiés.
Conséquence pour nos projets : les données de patients ne transitent jamais par un outil grand public. Elles restent dans votre logiciel métier, ou chez un hébergeur certifié quand le projet l’exige, et l’audit chiffre ce choix.
La sous-traitance
Tout prestataire qui traite des données pour le compte d’un professionnel de santé le fait dans le cadre de l’article 28 du RGPD, avec un contrat de sous-traitance. Les référentiels de la CNIL en détaillent le contenu. Un projet dans ce secteur commence donc par ce contrat, et les comptes des outils sont ouverts à votre nom, comme sur tous nos projets.
Les messageries
Les référentiels de la CNIL précisent que les messageries instantanées « doivent être utilisées avec la plus grande précaution, et de manière sécurisée ». C’est pourquoi, dans ce secteur, on ne fait passer par une messagerie que ce qui n’identifie aucun patient.
La responsabilité
Le guide de la HAS et de la CNIL rappelle qu’aucun régime de responsabilité spécifique n’a été établi pour les professionnels utilisateurs d’IA, et que « le professionnel de santé reste entièrement responsable, même lorsque l’acte est accompli avec l’assistance d’un SIA ». Il signale aussi que deux critères dédiés aux systèmes d’IA figurent dans le 6e cycle de certification des établissements de santé, applicable depuis septembre 2025. Un système qui prépare et alerte, avec une validation humaine tracée, s’inscrit naturellement dans ce cadre.
Ce qu’on laisse aux soignants
Tout ce qui relève du soin, de la relation avec le patient et de la décision médicale. Le système prend la saisie, le tri et les contrôles, pour que ceux qui soignent y passent moins de temps.
Sources
- Accompagner le bon usage des systèmes d’intelligence artificielle en contexte de soins, Haute Autorité de santé et CNIL, document de travail du 16 février 2026.
- Référentiel relatif aux traitements de données à caractère personnel destinés à la gestion des officines de pharmacie, CNIL.
- Référentiel relatif aux traitements de données à caractère personnel destinés à la gestion des cabinets médicaux et paramédicaux, CNIL.
Les cas réels
Pas encore de cas publié dans ce secteur. Les projets détaillables, avec leurs chiffres déclarés par les clients, sont dans nos réalisations.
Questions
Vos systèmes traitent-ils des données de santé ?
On l’évite autant que possible, et c’est un choix de conception. La plupart des tâches qu’on automatise sont administratives : plannings, factures fournisseurs, commandes, questions d’horaires. Elles n’ont pas besoin du dossier des patients. Quand un projet doit en traiter, les données restent dans votre logiciel métier ou chez un hébergeur certifié pour les données de santé, comme l’exige la loi, et l’audit le dit avant tout engagement.
Un agent peut-il répondre aux patients ?
Sur les questions pratiques, oui : horaires, accès, documents à apporter, démarches. Jamais sur une question médicale. Une demande qui touche à un symptôme, à un traitement ou à une urgence est transmise à une personne de l’équipe, et l’agent dit clairement qu’il ne peut pas y répondre.
Peut-on utiliser une messagerie instantanée avec l’équipe ?
Pour l’organisation, oui, avec prudence. La CNIL rappelle que les messageries instantanées doivent être utilisées avec la plus grande précaution et de manière sécurisée. En pratique, on réserve ce canal à ce qui n’identifie aucun patient : un remplacement, une commande, une alerte de planning. Tout ce qui concerne un patient reste dans les outils prévus pour ça.
Qui est responsable si le système se trompe ?
L’établissement et ses professionnels restent responsables, et c’est pour cela qu’aucun de nos systèmes ne décide seul. Le guide de la Haute Autorité de santé et de la CNIL le rappelle pour les usages en contexte de soins : le professionnel reste entièrement responsable, même avec l’assistance d’un système d’IA. Nos systèmes préparent et alertent, une personne valide.
On regarde votre cas ?
Trois minutes de questions pour savoir si ça vaut le coup qu’on se parle. Si votre situation ne s’y prête pas, je vous le dirai.